L’Agence CI PME explore les champs du bureau de crédit et de l’affacturage avec les acteurs du système financier

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L’Agence CI PME explore les champs du bureau de crédit et de l’affacturage avec les acteurs du système financier

L’Agence Côte d’Ivoire PME a organisé,lundi 22 octobre 2018, en partenariat avec l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APBEFCI),un atelier sur le Bureau d’Information Crédit (BIC) et l’affacturagecomme instruments d’amélioration de l’accès des PME aux financements et aux marchés, au siège de ladite association, sis à Abidjan Plateau.
Sur la trentaine de banques existantes en Côte d’Ivoire, plus d’une vingtaine étaient présentes à cette demi-journée de réflexion. Cet atelier a également enregistré la participation d’autres acteurs financiers de premier plan, à l’instar de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), du Programme de Développement du Secteur Financier et de Crédit Info Volo.
L’objectif de l’atelier était de s’imprégner des préoccupations et approches des acteurs et experts de l’écosystème financier sur ces deux concepts au cœur des solutions envisagées pour l’amélioration du système de financement des entreprises, notamment les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de leur accès aux marchés.
Suite à l’exposé du DG de PICARNO, Arnaud de Franssu, le Directeur général de l’Agence CI PME, Salimou Bamba, a indiqué qu’il était opportun de déterminer les conditions d’utilisation de l’affacturage ou du reverse factoring comme moyen de financement de la commande publique en Côte d’Ivoire, au regard des avantages que ce mécanisme présente pour améliorer l’accès des PME manufacturières à la commande publique et au financement. « Dans le programme Phoenix, l’affacturage est un instrument qui pourrait pallier les difficultés que les PME rencontrent », a-t-il également relevé.
Au regard de l’évolution des statistiques sur l’information crédit présentée par Amadou Belko de Crédit Info Volo, le DG de l’Agence a noté une amélioration dans l’écosystème. «Lorsque vous prenez les documents du programme Phoenix d’il ya environ 5 ans à 6 ans, vous remarquerez une évolution de 350% sur une période pratiquement d’un an. Il y a donc de l’engouement. C’est sûr qu’il yaura une stabilisation de ces taux mais la question de l’asymétrie des informations doit être résolue », a expliqué M. Bamba.
Pour sa part, le Directeur exécutif adjoint de l’APBEFCI, IsmaëlFanny, a salué l’engagement de l’Agence CI PME à explorer tous les champs de collaboration possibles avec le secteur financier dans la recherche de solutionsau financement des PME « qui pose problème depuis plusieurs années ». Les deux outils au centre des échangespeuvent effectivement faciliter le financement des PME, a-t-il estimé. M. Fanny a ensuite marqué la disponibilité des

acteurs du système bancaire à accompagner les initiatives de l’Agence en vue d’améliorer l’accès des PME aux financements.
En rapport avec les solutions aux difficultés rencontrées par les entreprises, Salimou Bambaa annoncé l’opérationnalisation du Guichet des services aux PME et de l’Observatoire des PME au sein de l’Agence.
Ce Guichet est ouvert aux PME et leur permetd’avoir désormais accès à l’information relative aux questions de financement, d’accès aux marchés et de bénéficier d’un accompagnement sur la base de leurs besoins, en attendant un service de première ligne. L’Observatoire qui estun service de gestion des connaissances sur les PME, a pour rôle de centraliser les données, produire des analyses qualitatives et quantitatives sur les PME, permettant aux acteurs de l’écosystème, aux chercheurs et aux étudiants de disposer d’informations actualisées.
Les participants ont suivi les travaux de cet atelier avec intérêt et partagé leurs avis sur les préoccupations soulevées durant les échanges. Pour Elisabeth Allah, Ingénieur Projet à Afriland first Bank Côte d’Ivoire, « il revient à l’Etat de faire en sorte que les banques soient sécurisées sur les risques encourus».Quant à Guy Aimé Gnépo du service Affacturage de la Société Générale des Banques de Côte d’Ivoire (SGBCI), il a insisté sur la nécessité de mieux faire connaitre ce produitbénéfique, à la fois aux fournisseurs et aux banquiers dans l’environnement ivoirien, et de régler le problème de la réglementation.

Division COMMUNICATION
02 Août 2019
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