Le Directeur général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, Salimou Bamba, visite la startup Wefly Agri


Le Directeur général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, Salimou Bamba, a visité mercredi 18 juillet 2018, les locaux de Wefly Agri, une startup ivoirienne spécialisée dans l’agriculture de précision et qui offre aux agriculteurs la possibilité de contrôler et gérer leurs plantations à distance. Initiée par la société Wefly Agri, la rencontre a été une occasion pour le Directeur général de cette entreprise, Joseph-Olivier Biley, de présenter au DG de l’Agence la nouvelle dynamique de l’entreprise avec les récentes acquisitions de la société, notamment la version 2 de leur logiciel de reconnaissance, l’imprimante 3 D ainsi que les nouvelles technologies robotiques et d’imagerie.

Wefly Agri est une société qui combine intelligence et précision grâce aux drones dotés d’un logiciel dont elle dispose et qui fournissent des informations précises et fiables aux agriculteurs, leur permettant de suivre à distance leurs exploitations, d’identifier les inefficacités de production, d’augmenter les rendements, de réduire les coûts et de maximiser la productivité.

Le Directeur général de Wefly Agri a fait part à son hôte des attentes de son entreprise : Joseph-Olivier Biley s’attend au soutien de l’Agence Côte d’Ivoire PME en matière d’accès aux marchés, de lobbying auprès des décideurs pour la mise en place d’un cadre réglementaire favorable aux acteurs du secteur de l’agriculture 4.0 et d’un financement innovant pour les startups.

L’Agence Côte d’Ivoire PME s’engage à soutenir le développement entrepreneurial innovant à travers la mise en place d’un cluster agriculture 4.0 ; à accompagner les startups et entreprises du secteur à travers la formation, le soutien à la recherche, au développement des technologies de pointe et à la formation.

Mise en place d’un cluster des PME vertes en Côte d’Ivoire : l’Agence Côte d’Ivoire PME et les experts peaufinent l’étude


Le siège de l’Agence Côte d’Ivoire PME a abrité, ce mardi 17 juillet 2018 à Abidjan, une séance de travail portant sur le cadrage de l’étude sur la cartographie des petites et moyennes entreprises (PME) vertes en vue de la constitution d’un cluster des PME vertes en Côte d’Ivoire.

Cette rencontre à laquelle ont pris part les représentants d’une vingtaine de PME vertes, a été présidée par le Directeur Général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, Salimou Bamba. Les travaux de ce mardi font suite à l’atelier sur la Finance verte organisé le 22 juin dernier par l’Agence et ses partenaires.

Au cours de cet atelier, les participants sont convenus de constituer un cluster ou une « plateforme des PME vertes de Côte d’Ivoire », afin de mieux adresser leurs problèmes sectoriels auprès de l’Agence Côte d’Ivoire PME et du ministère de tutelle, le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME. La mise en place de cette plate-forme nécessite au préalable l’étude de la cartographie des PME vertes, commanditée par l’Agence et financée par le Centre du Commerce International des Nations Unies (ITC) de Genève.

A la rencontre de ce mardi consacrée au cadrage sur l’étude de cette cartographie, le Directeur Général de l’Agence a invité les participants à « contribuer activement aux échanges afin que des réflexions, naissent les fondements d’un cluster dynamique et compétitif qui apporte une plus-value à l’écosystème ».

L’étude de la cartographie des PME vertes et de leur écosystème va donc s’articuler en deux grandes parties : d’une part, l’identification des PME vertes, la présentation du contexte légal et règlementaire, et d’autre part, la définition d’une stratégie de mise en place du cluster des PME vertes et de son plan d’action sur 18 mois, notamment de fin juillet 2018 à décembre 2019.

Le cluster ou la plateforme des PME vertes est une structure qui sera mise place par les acteurs de l’écosystème eux-mêmes et qui sera tournée vers le développement économique des PME vertes adhérentes : aide à l’innovation, à l’acquisition de nouvelles parts de marché, au développement international. Ce cluster des PME vertes ivoiriennes va ainsi collaborer avec l’Agence CI PME pour créer un environnement propice à la vulgarisation de la Finance verte auprès de toutes les PME et à la mise en place d’initiatives respectueuses de l’environnement pour le développement durable de la Côte d’Ivoire. La constitution de cette plateforme sera aussi l’opportunité d’aborder les questions de commercialisation de projets écologiques et des solutions innovantes disponibles.

La mise en place de ce cluster compensera l’une des faiblesses du tissu productif ivoirien des PME vertes caractérisé par un très grand nombre de PME et de TPE (très petites entreprises) qui, isolées, ne sont pas en mesure d’assurer l’essor de la filière verte à son plein potentiel. Le cluster des PME vertes participera donc à renforcer l’écosystème en soutenant les entreprises vertes dans leurs démarches d’innovation, de développement et de pénétration de nouveaux marchés.

Tous les participants à la rencontre de ce mardi 17 juillet 2018 sont convenus que l’étude doit déboucher sur un outil opérationnel : un cluster des PME vertes avec des livrables utiles à même d’apporter des réponses aux problématiques prioritaires et urgentes de l’écosystème des PME vertes.

«Ensemble, on va plus loin », ont conclu en chœur les participants.

L’Agence Côte d’Ivoire PME noue un partenariat avec les responsables des services PME des banques


 Dans le cadre de sa mission de facilitation entre les différents acteurs de l’écosystème des Petites et Moyennes Entreprises (PME), l’Agence Côte d’Ivoire PME a organisé, vendredi 29 juin 2018, une rencontre avec les responsables des services PME des banques commerciales exerçant en Côte d’Ivoire. Cette rencontre qui s’est tenue en marge de la célébration, mercredi, de la Journée internationale des PME, avait pour objectifs de présenter l’Agence CI PME aux banques, de discuter de la question de l’amélioration de l’accès au financement des PME et des attentes de ces structures bancaires.
 
« Il s’agissait d’échanger avec les banques sur la mise en place d’une plateforme de collaboration entre elles et l’Agence afin d’accroitre les financements accordés aux PME », a indiqué le Directeur Général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, Salimou Bamba.  « En matière d’accompagnement et de promotion des PME, la question du financement est une question centrale qui revient dans toutes les discussions. C’est une préoccupation tant du Gouvernement ivoirien que des acteurs du secteur privé », a-t-il fait savoir.
 
En Côte d’Ivoire, les PME constituent 98% du tissu des entreprises et représentent une part importante de l’économie avec 20% du PIB et 12% de l’investissement national et offrent 23% des emplois modernes.  En dépit de cette importance, les PME ivoiriennes demeurent encore caractérisées par une compétitivité insuffisante dont la principale raison, selon une étude réalisée en 2014 par la Banque mondiale, serait leur accès limité au financement.
 
Indexées régulièrement sur la question, les banques commerciales estiment par contre que les difficultés d’accès des PME au financement bancaire sont liées à plusieurs facteurs.  Il s’agit, entre autres, du caractère parfois insuffisamment structuré des PME ; de l’absence de structures d’autofinancement ainsi que des garanties solides pour la couverture du risque-crédit. Le Responsable des partenariats à la BICICI, Jean-Charles Bissouma, a, de ce fait, mis l’accent sur les problématiques qui sont relativement récurrentes dans la microsphère et la sphère des PME, notamment les problèmes organisationnels de ces entreprises. « Les banques n’ont pas assez de visibilité sur leurs secteurs d’activité,  la plupart du temps », a-t-il déploré.
 
Les banques ont relevé le déficit d’informations sur des secteurs nouveaux tels les PME vertes, la finance climatique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), les startups, etc. et pour lesquelles elles s’engagent difficilement. Les structures bancaires ont souhaité la mise en place d’un fonds d’amorçage et de l’innovation en raison du risque élevé que constituent les startups, par exemple. Les banques pourront s’engager par la suite, dans le processus de financement des PME innovantes et à fort potentiel de croissance, ont-elles fait savoir à l’Agence CI PME.
 
Par ailleurs, le Directeur de l’Agence Côte d’Ivoire PME a salué la mise à disposition du Fonds BACI de cinq milliards de FCFA en faveur des femmes entrepreneures et du Fonds Coris Bank d’un montant de dix milliards en faveur des PME. La mobilisation de ces deux fonds a été négociée, rappelons-le, par le Ministre de tutelle en charge de la Promotion des PME,  Souleymane Diarrassouba.
 
Pour permettre à la Banque Atlantique de Côte d’Ivoire de gagner du temps dans l’octroi des financements aux femmes, la Chargée d’affaires PME de cette structure, Aïda Fadiga, a souhaité voir l’Agence CI PME s’imprégner des critères de sélection internes de la Banque afin de conseiller en amont les candidates du Fonds BACI dans le montage de dossiers de demande de prêt. Quant au représentant de Coris Bank, le Directeur Clientèle Entreprise, Gervais Diby, il a appelé l’Agence à faciliter la tâche au Comité de crédit de sa structure, pour la mise en œuvre effective de la convention signée avec l’Etat de Côte d’Ivoire.
 
D’autres banques de la place ont souhaité opérationnaliser les modèles BACI et Coris, à condition que l’Agence Côte d’Ivoire PME joue un rôle  pivot dans l’analyse et le traitement des dossiers des PME. Ce premier filtre de la part de l’Agence Côte d’Ivoire PME est nécessaire et essentiel pour assurer la ‘’qualité à l’entrée’’ des dossiers reçus, ont estimé les structures bancaires. Elles souhaitent donc une plus grande implication de l’Agence afin qu’elle soit l’unique interface entre les demandeurs de financement et les banques, dans le cadre des conventions de financement des PME signées avec le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME.
 
 « Cette rencontre est une opportunité pour nous les banques qui finançons les PME d’avoir l’appui de l’Agence Côte d’Ivoire PME qui va nous permettre d’accroitre nos financements en faveur des PME pour, non seulement contribuer  au développement de ces entreprises mais également sécuriser nos investissements dans ces PME », a déclaré Danielle Kouamé, Directrice à Ecobank. « Nous ne sommes pas à notre première rencontre avec des organisations sur des problématiques liées aux financements des PME mais rien n’a jamais réellement vu le jour.  Nous espérons qu’aujourd’hui, avec l’existence de l’Agence Côte d’Ivoire PME, ce projet pour lequel toutes les banques sont aujourd’hui rassemblées autour de la table puisse réellement voir le jour et que les PME puissent réellement accéder  aux financements et pouvoir se développer et prospérer », a ajouté, pour sa part Jean-Charles Bissouma de la BICICI.
 
Le Directeur Général, Salimou Bamba, a réitéré la disponibilité de l’Agence Côte d’Ivoire PME à accompagner les banques, tant en amont que lors du processus de financement. « Une fois que ces PME obtiennent des prêts des banques, il s’agira pour nous d’apporter des conseils à ces entreprises  dans le cadre du suivi », a-t-il dit.   « Nous avons reçu près d’une vingtaine de banques sur la trentaine présente en Côte d’Ivoire. Pour nous, cet engouement est la preuve matérielle  du besoin de collaboration. Nous attendons des banques qu’elles   nous fassent confiance. L’Agence Côte d’Ivoire PME est déterminée à apporter sa contribution à la valeur ajoutée dans l’écosystème des PME en Côte d’Ivoire », a conclu Salimou Bamba.
 
Les responsables PME des banques présentes à la rencontre ont appelé l’Agence Côte d’Ivoire PME à élaborer et proposer, pour les dix-huit prochains mois, un plan d’action de la plateforme de collaboration. Ce plan d’action devra être validé lors de la prochaine rencontre. Cette toute nouvelle plateforme de collaboration entre les banques et l’Agence a ainsi vu le jour, à l’issue de cette rencontre du 29 juin 2018.

L’Agence Côte d’Ivoire PME commémore la Journée internationale des micro, petites et moyennes entreprises


M. Salimou Bamba, DG de l’Agence Côte d’Ivoire PME

 
Le monde entier a célébré, ce 27 juin, la Journée internationale des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée vise à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance des MPME dans la concrétisation des objectifs de développement durable et la création de richesses dans l’économie.
 
Pour commémorer cet événement, l’Agence Côte d’Ivoire PME a organisé une rencontre avec la presse, ce mercredi 27 juin 2018, dans ses locaux situés dans la commune du Plateau à Abidjan. Les échanges fructueux entre le Directeur général, Salimou Bamba, et les journalistes ont permis à ces derniers de mieux comprendre ce qu’est l’Agence Côte d’Ivoire PME, son rôle, sa mission, ses perspectives à court, moyen et long terme.
 
Pour Salimou Bamba, la célébration de cette journée revêt une importance capitale car c’est une occasion de reconnaitre le rôle prépondérant des petites et moyennes entreprises dans les économies de tous les pays. « Les PME représentent un acteur essentiel pour un développement durable et inclusif pour nos économies. Cette journée est donc une occasion de célébrer les PME et surtout d’identifier leurs besoins et voir comment, en tant que acteur gouvernemental, nous pouvons les accompagner », a-t-il déclaré. Soutenir les PME, c’est soutenir l’économie, a estimé le DG de l’Agence CI PME.
 
Pour assurer cet accompagnement, l’Agence entend se doter de plusieurs instruments. Salimou Bamba a cité, entre autres, l’Observatoire des PME qui aura pour rôle de générer de la connaissance sur le secteur des PME. « Aujourd’hui, il est difficile d’avoir des statistiques concernant le secteur des PME. En l’état actuel, il n’existe pas de données actualisées. Donc au niveau de l’Observatoire, on aura un service qui va permettre de recenser l’ensemble des programmes en cours, l’ensemble des acteurs, leur importance, leur poids, etc. Ce sera une source d’informations  et cela va nous permettre d’avoir des données beaucoup plus chiffrées et qui vont pouvoir aider à la mise en place de politiques pertinentes », a indiqué le le DG de l’Agence. Il a également cité le Guichet unique qui sera un portail où les PME pourront bénéficier d’un accompagnement-conseil, comme par exemple, dans le montage de leurs dossiers pour aller vers les banques. « Une fois que ces PME auront accès aux financements, notre rôle sera de les accompagner dans la mise en œuvre de leurs plans d’actions. Nous aurons aussi un volet  renforcement des capacités, des programmes de mise à niveau à l’endroit de ces entreprises ».
 
Le Directeur général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, a, dans la foulée, annoncé la prochaine mise en place effective de l’incubateur d’Abidjan dont le bâtiment a été réceptionné en décembre 2017 par le Ministre de tutelle, Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME et Ministre de l’Industrie et des Mines par intérim, Souleymane Diarrassouba. « Au sein de l’incubateur d’Abidjan, nous  aurons différentes activités qui permettront d’apporter un support et un soutien à des start-ups ivoiriennes », a-t-il indiqué.
 
Face aux journalistes, Salimou Bamba a insisté sur le caractère transversal de la question des PME qui doit être intégrée par les chevaliers de la plume. « Avec l’ensemble des structures de l’Etat, nous sommes là pour faciliter cette transversalité et faire en sorte que les PME puissent être au centre de toutes les politiques publiques », a-t-il soutenu.
 

L’Agence CI PME est la réponse du Gouvernement pour faire des MPME le véritable pilier de l’économie ivoirienne, selon le Ministre Souleymane Diarrassouba


L’Agence CI PME est la réponse du Gouvernement pour faire des MPME le véritable pilier de l’économie ivoirienne, selon le Ministre Souleymane Diarrassouba

Ce 27 juin, le monde entier célèbre la Journée internationale des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Cette journée a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 13 mars 2017.
 
Pour la Côte d’Ivoire, cette célébration revêt une importance particulière en raison de l’intérêt qu’elle accorde aux PME dans son programme de développement, estime le Ministre du Commerce de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Ministre de l’Industrie et des Mines par intérim, Souleymane Diarrassouba, dans sa déclaration. L’institution de cette journée, dit-il, a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance des micro, petites et moyennes entreprises dans la concrétisation des objectifs de développement durable et la création de richesses dans nos économies.
 
Il  note cependant les obstacles auxquels les PME ivoiriennes sont confrontées dans leur développement, notamment un accès insuffisant aux financements et aux marchés publics et privés, un déficit de capacité technique et managériale de la part des dirigeants et des employés des PME, un climat des affaires globalement difficile et une culture entrepreneuriale et de l’innovation insuffisamment développée et valorisée. En vue d’apporter des réponses à ces difficultés et permettre aux PME de jouer pleinement leur rôle de levier de la croissance, le Gouvernement ivoirien s’est doté, ces dernières années, d’une ambitieuse Stratégie d’appui au développement des PME basée sur une profonde réforme du cadre institutionnel et réglementaire, indique-t-il.
 
« L’opérationnalisation de l’Agence Côte d’Ivoire PME constitue la réponse du Gouvernement pour exécuter et capitaliser toutes les initiatives à même de rendre les MPME ivoiriennes plus compétitives et innovantes et faire d’elles le véritable pilier de l’économie », dit M. Diarrassouba. Cette Agence fait partie des nombreux instruments opérationnels mis en place pour l’accompagnement des petites et moyennes entreprises dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’appui de l’Etat aux PME. Le Ministre cite, en outre, la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP) dont l’une des missions est de contribuer à la promotion et au renforcement des capacités d’une masse critique de PME ivoiriennes en matière d’accès au marché ; l’incubateur d’Abidjan qui sera fonctionnel avant la fin du mois de juillet 2018 et  le recours au crédit-bail. Souleymane Diarrassouba rappelle également le fonds de soutien à l’entrepreneuriat féminin d’un montant de 5 milliards FCFA mis en place par la BACI et le fonds d’appui à l’entrepreneuriat d’un montant de 10 milliards FCFA disponible à Coris Bank.
 
« Il convient de souligner qu’en plus de ces initiatives, le Gouvernement a engagé des études en vue de la mise en service d’une autre vague de dispositifs opérationnels d’appui aux PME. Il s’agit notamment du fonds de garantie, du fonds ivoirien de l’innovation, du guichet unique des PME, de l’observatoire des PME et des mesures pratiques de mise en œuvre du statut de l’entreprenant », déclare le Ministre Diarrassouba. Par ailleurs, précise-t-il, viendront bientôt s’ajouter à ce dispositif, certains produits et services de la future caisse de dépôt et de consignations en vue d’une plus grande densification et de la consolidation du tissu des PME ivoiriennes.
 
Toutes ces actions démontrent la volonté de l’Etat ivoirien d’impulser le développement des PME par l’amélioration de leur accès aux financements et aux marchés mais aussi par une coordination plus renforcée des interventions, souligne-t-il. « L’ambition de notre pays pour les PME est grande et consiste à créer à l’horizon 2020 une masse critique de PME compétitives, dynamiques et innovantes contribuant de manière significative au développement socio-économique durable de la Côte d’Ivoire, avec pour objectif de favoriser une forte augmentation du PIB et la création d’emplois formels et de qualité », dit M. Diarrasouba.
 
Pour terminer, Souleymane Diarrassouba annonce pour le 27 juin 2019, l’organisation d’une série d’évènements autour de la célébration de la Journée internationale des MPME, en liaison avec le secteur privé. Ce sera, conclut-il, « en vue de mieux valoriser et célébrer les efforts de nos braves dirigeants des PME qui, par leur génie, créent de la richesse et de l’emploi ».

 

 

Salon Emploi Jeunes : recrutement, formation et financement de projets au cœur de la troisième édition


« L’agriculture secteur d’avenir pour l’emploi et l’entrepreneuriat des Jeunes », c’est le thème de la troisième édition du Salon Emploi Jeunes ouvert par le Ministre Sidi Tiémoko Touré ce mardi 10 avril 2018 au Palais de la Culture d’Abidjan.

Il est articulé autour des axes de recrutement, de formation et de financement des projets jeunes.
Au-delà, le Salon Emploi Jeunes se déroulera dans toutes les agences régionales de l’Agence Emploi Jeunes sur l’étendue du territoire national. Des panels, des séances de formation, des rencontres de motivation et des entretiens seront à l’ordre du jour. L’innovation pour cette édition est la tenue de la 2ème édition de l’African Youth Agripreneurs Forum (AYAF), marquée par le Concours d’AgriPitch initié par la Banque Africaine de Développement.

Ce projet vise à mettre en valeur les succès et le potentiel d’affaires de l’agro-industrie, le développement de l’entrepreneuriat agricole à travers l’Afrique, pour la création d’emplois et de richesses pour les jeunes.
« Le concours d’Agripitch permettra à six (6) lauréats de participer aux prochaines assemblées annuelles de la BAD, afin de présenter leurs projets et recevoir des financements », annonce le Ministre Sidi Touré.

En effet, le Salon Emploi Jeunes et l’AYAF permettront aux invités à travers des communications et des échanges thématiques, de croiser leurs regards sur le secteur agricole, de partager leurs expériences, et de dégager les stratégies susceptibles de développer l’emploi des jeunes sur les chaînes de valeurs de l’agriculture.

Le Salon : un espace d’opportunités
« C’est réellement le cadre approprié pour informer et orienter les milliers de jeunes vers les programmes d’insertion mis à leur disposition, en leur permettant de saisir des opportunités immédiates », explique le ministre de la Promotion de la Jeunesse.

Le Salon Emploi Jeunes offre un espace et un moment de rapprochement entre l’offre et la demande d’emploi, avec une préparation des demandeurs d’emploi à une relation efficace avec l’entreprise, grâce à un coaching sur les techniques de recherche active d’emploi. Cet espace donne aussi l’opportunité aux jeunes porteurs de projets d’être soutenus par des institutions financières, de découvrir la panoplie d’opportunités de formation qui leur sont proposées dans diverses filières porteuses de même que bénéficier des offres de stages.

La Côte d’Ivoire doit rattraper son retard technologique (Banque Mondiale)


Abidjan – La Côte d’Ivoire doit rattraper son retard technologique si elle veut devenir un pays émergent, a estimé la Banque Mondiale dans un rapport rendu public jeudi à Abidjan.

“Si le pays a retrouvé une forte croissance après plus d’une décennie d’instabilité politique, son objectif de devenir un pays émergent ne pourra être atteint sans des entreprises plus performantes”, a jugé l’institution internationale dans son sixième rapport sur la situation économique ivoirienne.

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire, première économie francophone d’Afrique de l’Ouest, rappelle régulièrement son objectif de prendre place parmi les pays émergents dès 2020.

“En Côte d’Ivoire, la productivité du travail et du capital d’une entreprise est généralement trois à quatre fois inférieure à celle d’une entreprise en Indonésie, au Maroc ou en Chine”, et ce “dans tous les secteurs de l’économie”, s’inquiète la Banque Mondiale dans ce rapport intitulé “Aux portes du paradis – Comment la Côte d’Ivoire peut rattraper son retard technologique”.

Les entreprises “n’utilisent pas des technologies modernes et n’investissent pratiquement pas dans la recherche et l’innovation, moitié moins que la moyenne observée dans les autres pays africains”, précise l’institution.

La Banque rappelle que “le niveau actuel du revenu par habitant reste aujourd’hui inférieur à celui du début des années 1980”. Le taux de pauvreté avoisine 45%, contre moins de 10% à l’aube des années 1980.
La Banque Mondiale appelle donc la Côte d’Ivoire à “changer de stratégie” en “urgence”.

Le pays doit miser sur “l’ouverture vers l’extérieur à travers les investissements étrangers et les exportations”, “deux vecteurs (qui) favorisent les transferts de technologie”, selon le rapport. Des “partenariats intelligents” avec des entreprises étrangères permettront de “renforcer les compétences de sa main-d’oeuvre ainsi que la connectivité de son économie”.

Le rapport appelle aussi les autorités ivoiriennes à investir pour “abaisser les coûts de transports physiques et virtuels”, citant notamment le besoin d’améliorer la performance des ports ivoiriens, “une priorité”, ainsi que les coûts de la téléphonie mobile et internet, “1,5 à 3 fois plus chers qu’au Ghana”, pays voisin.

Construire l’avenir de l’Afrique : des marchés et des Opportunités pour les investisseurs privés


Dans un rapport intitulé « Construire l’avenir de l’Afrique : des marchés et des opportunités pour les investisseurs privés », la Société financière internationale (IFC) recommande de développer les partenariats public-privé et de renforcer les marchés financiers afin de combler le déficit en infrastructures du continent, alors que les marges de manœuvre budgétaire des gouvernements sont de plus en plus limitées.
Revenant sur la situation économique, l’IFC souligne qu’une reprise économique est en cours en Afrique subsaharienne, avec une croissance estimée à 2,7 % en 2017 après 1,3 % en 2016, grâce à l’amélioration de l’environnement économique international, la remontée du prix des matières premières et des conditions financières globales plus favorables. Alors que la croissance est faible dans les principales économies de la région – le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola – les autres pays, principalement des exportateurs de produits agricoles, ont connu une reprise plus rapide, avec une expansion supérieure à 6 % par an pour l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Tanzanie.PIB de l’Afrique subsaharienne par secteur (en milliards de dollars) © IFC
À moyen terme, ces tendances devraient se poursuivre, avec une accélération de la croissance à 3,2 % en 2018, et à 3,6 % en 2020, d’après le rapport de l’IFC. En excluant l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre 5 % au cours des prochaines années, soutenue par des investissements dans les infrastructures qui seront supérieurs à la moyenne des économies en développement. Ces perspectives positives à moyen terme doivent être modérées par la hausse rapide des niveaux des endettements publics, de 10 points de PIB en moyenne depuis 2014, qui font courir à ces économies des risques importants, en particulier dans le contexte actuel de resserrement de la politique monétaire américaine.
Malgré ces difficultés économiques, « l’Afrique est un marché en expansion rapide », note l’IFC. La taille de l’économie africaine a quintuplé au cours des deux dernières décennies, passant de 300 milliards de dollars en 2000 à 1 600 milliards en 2017, et devrait dépasser les 2 000 milliards d’ici deux ans. Cette expansion économique a été tirée par le secteur des services, avec un taux de croissance annuel moyen proche de 7 % au cours de la dernière décennie, représentant désormais la moitié de la production de la région.

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D’ici à 2030, 100 millions de personnes devraient rejoindre les « classes moyennes » et les groupes à revenus élevés portant leur nombre à 160 millions en Afrique subsaharienne. Les dépenses des ménages devraient augmenter à un rythme de 5 % par an, contre 3,8 % en moyenne pour les économies en développement. L’IFC anticipe que les secteurs les plus dynamiques dans les années à venir seront ceux des transports et des TIC.
Dans le domaine des infrastructures, les progrès réalisés ont été importants. Pour
les télécoms, le nombre de lignes téléphoniques pour 1000 personnes est passé de 3 en 1990 à 736 en 2014, tandis que l’accès à l’eau potable est passé de 51 % de la population en 1990 à 77 % en 2014. Mais les besoins restent significatifs : seule 35 % de la population africaine bénéficie d’un accès à l’électricité, la densité du réseau routier a diminué en 20 ans et le taux de couverture des installations sanitaires n’est que de 30 %.Développer les PPP et renforcer les marchés financiers « Étant donné les marges de manœuvre limitées pour une hausse des investissements publics, les gouvernements de la région vont avoir besoin d’attirer les investissements privés pour combler ce manque ». Le bailleur international recommande en conséquence le développement des partenariats public-privé (PPP) et le renforcement des marchés financiers.
Le marché des PPP reste très limité en Afrique subsaharienne, avec quatre pays (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Ouganda) comptant pour 48 % des 335 projets de PPP dans la région au cours des 25 dernières années, et 62 % des 59 milliards d’engagements d’investissements. Leur développement nécessite la mise en place d’un cadre réglementaire et institutionnel favorable, cette forme de financement étant très dépendante du « risque-pays » perçu par les investisseurs.
Pour l’IFC, un autre moyen d’attirer des investissements consiste à renforcer les marchés financiers, qui ont connu des améliorations notables ces dernières années. « Au cours des quinze dernières années, les pays africains ont mis en place 112 réformes qui ont accru l’accès au crédit », note l’organisation internationale. « En conséquence, le ratio médian du crédit au secteur privé sur le PIB (une mesure de la profondeur financière) a augmenté de 15 à 20 % entre 2008 et 2015 », ajoute-t-elle.

Similairement, la capitalisation boursière a augmenté significativement et atteint désormais 50 % du PIB. Depuis 1990, le nombre de bourse est passé de 5 (Afrique du Sud, Zimbabwe, Kenya, Nigeria et Ouganda) à 18 actuellement. Ces dernières années ont également été marquées par une hausse de l’accès des gouvernements africains aux marchés internationaux de capitaux pour se financer, avec des émissions de dette extérieure qui sont passées de 3,5 milliards de dollars en 2010-2013, à 6,3 milliards de dollars en 2014-2017.

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